Silo

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, frappons fort : Silo le très bon roman SF de Hugh Howey, traduction de Yoann Gentric et Laure Manceau.
Un petit résumé pour commencer : dans le futur, les hommes naissent et meurent dans un silo. Le silo, c’est cette énorme structure cylindrique qui les abrite de l’atmosphère toxique qui règne à l’extérieur depuis des générations. Le silo, c’est tout ce qu’ils connaissent : ils vivent pour lui, pour le faire fonctionner, pour le nettoyer, pour le nourrir, pour le réglementer. Le silo, c’est leur seul horizon.
Les habitants du silo ne savent rien de leurs origines. De l’extérieur, ils ne connaissent que l’image sale et poussiéreuse retransmise par des caméras sur un écran. Leur vie est réglementée dans ses moindres aspects, défini et délimité par leur fonction et leur étage, du mécano et du technicien du fond, au shérif et au maire du haut.
Quand un membre du silo enfreint la règle ultime, il est banni et envoyé à l’extérieur pour mourir. Mais pourquoi nettoient-ils tous, sans exception, la lentille des caméras avant de rendre l’âme ?
Impressions : J’ai commencé à lire ce livre dans l’avion. Très mauvaise idée. Lire cette histoire dans un espace confiné m’a rendue un peu claustrophobe. Car c’est cette atmosphère enfermée, limitée, étouffante qui m’a le plus marquée dans ce livre et qui constitue à mon avis un de ses points forts. Ces pièces sans fenêtres, ces voyages vers le fond qui consistent en une longue descente d’escalier de plusieurs jours, cette absence d’avenir et surtout ce grand écran qui affiche constamment un paysage mort derrière une couche de poussière… On plonge très vite dans cet univers à la fois rassurant – le cocon qui protège de l’extérieur – et désespérant par son absence de perspectives et par l’hyper-réglementation de tous les aspects de la vie.
Ne soyez surtout pas effrayés par les 740 pages : ça se lit d’une traite et on regrette que ça ne soit pas plus long. Malgré des révélations qui arrivent très tôt dans le livre, l’histoire vous tient en haleine jusqu’à la fin : l’auteur de vous lâche pas. Les personnages, quant à eux, sont attachants et je pense que vous vous surprendrez comme moi à tourner les pages un peu trop vite pour savoir ce qu’il leur arrive – je pense d’ailleurs qu’il faudra que je le relise à un moment ou à un autre car j’ai dû manquer des bouts. Bref, un très bon roman, emmené par une plume fluide et cinématographique, à mon avis un futur classique.
En stock chez tous les bons libraires !

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