C’est pas fini : corrections éditoriales

Parce que vous croyiez vraiment que l’aventure se terminait avec la signature du contrat ? Ha ! HA !

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Bah non. Parce qu’il y avait des tas, et des tas, et des tas de trucs à changer.

Bon, quand j’ai commencé à parler des corrections autour de moi, j’ai systématiquement eu droit à des regards empreints de commisération assortis de : « Oh mon Dieu, ma pauvre, on essaie de changer ton oeuvre et de te rendre commerciale ». Certains clichés ont la vie dure.

Sauf qu’en fait non. (Même si ça existe, hein, une connaissance me racontait qu’un de ses amis écrivain était chèvre quand il corrigeait quelque chose avec son éditeur : « Il faut que tu rajoutes des jumelles quelque part dans l’histoire. C’est à la mode les jumelles. »).

J’ai eu de la chance, parce que mon éditrice est top. Top. TOOOOP. Ce qu’elle a fait, c’est juste souligner les défauts de mon texte pour me permettre de l’améliorer. Les voici donc :

  • Je n’avais pas osé trop développer la psychologie de mes personnages.
  • Mes dialogues étaient trop littéraires, pas assez parlés.

Donc, pour corriger ça, elle m’a envoyé une première version annotée du manuscrit avec des remarques générales : à moi d’ajouter ici ou là des réflexions que mon héroïne aurait du se faire, des passages pour développer ses relations avec certains personnages secondaires, et surtout, il a fallu que je réécrive la quasi-totalité des dialogues.

Pour ne rien vous cacher, ça a été énormément de travail, et du travail de dentelle avec ça : il s’agissait de d’ajouter des motifs au tissu sans l’alourdir, donc sans ralentir le rythme de l’histoire. Pas évident, parce que mine de rien, il suffit de pas grand chose pour vraiment rendre un passage gonflant, et surtout, il faut s’entraîner à regarder le livre avec un oeil neuf pour se dire « tiens, là, il faut quelque chose ». Mais à la fin, ça a été une expérience très intéressante, car elle m’a permis de creuser mes personnages – que j’aime d’amour – en plus de passer plus de temps avec eux et ça a vraiment amélioré le texte – enfin, je crois, ça, ce sera à vous de me le dire !

Et au bout de quelques semaines, j’ai pu renvoyer une deuxième version à mon éditrice.

Pour qu’elle puisse me renvoyer une nouvelle annotation détaillée.

tenor.gifOui, j’adore Jake Gyllenhaal

Bon alors, là, après la dentelle, on est passé à l’orfèvrerie. Sérieusement, sortir un livre, c’est de l’artisanat. C’est juste hallucinant le niveau de détail dans lequel elle est rentrée pour peaufiner le texte. Un exemple : « je déploie à nouveau » devient « je redéploie ». Des mots et des bouts de phrase qui sautent. Plein de petits trucs comme ça, dont le but était de rendre le texte plus efficace, en plus d’un ou deux passages qu’il a fallu que je change. Encore une fois, grosse grosse leçon.

Et j’ai renvoyé une troisième version.

Et puis là…

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Tout est parti chez le correcteur, qui a éliminé les dernières petites fautes, répétitions, trouvé une ou deux petites incohérences… Rerecorrection.

J’ai renvoyé une quatrième version.

Mise en page.

Et donc il y a quelques jours, j’ai reçu mon bon à tirer. Mon bébé tout beau, avec une jolie page titre, les chapitres en jolis caractères et tout…

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Gros moment d’émotion. Dernière lecture – genre la 200 000ème, à peu près. Bon, je trouve encore deux ou trois mini trucs à changer – une ou deux répétitions qui nous avaient échappé – donc rererecorrection. Et voilà, validation. Après des mois d’effort, la version finale.

Champagne. Oui, même si le champagne me donne des brûlures d’estomac.

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Le truc cool, c’est que même si j’ai fait énormément de changements, mon éditrice a toujours respecté ma vision, mon histoire, mes personnages, et au lieu de m’imposer un moule, elle m’a aidé à améliorer et enrichir mon texte. Etant maintenant en pleines révisions de mon tome 2 – que je lui avais déjà envoyé mais qui avait besoin de modifications suite à certains changements faits dans le tome 1 – je réalise à quel point les outils qu’elle m’a donnés m’ont permis d’évoluer et, in fine, de mieux écrire – enfin, je crois, hein. Pour ça, je lui en suis infiniment reconnaissante. Donc à ma fantastique éditrice, si tu me lis, encore merci 🙂

Et maintenant que tout ça, c’est fait, il ne reste plus qu’à attendre la sortie. Rendez-vous le 22 août 2018 !!!

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