La sortie d’In Real Life : Déconnexion

Voilà ! Après de longs mois d’attente et de travail, j’ai pu tenir mon premier roman, In Real Life : Déconnexion, entre mes mains.

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Moi chez Mollat, à Bordeaux

En fait, lesdites mains ont tellement tremblé que c’est pour ça que j’écris cet article deux semaines plus tard : il fallait au moins ça pour me remettre de mes émotions. Ces derniers jours ont été tellement surréalistes que je me suis retrouvée dans l’impossibilité quasi totale de mettre des mots sur mon ressenti ; j’y arrive seulement maintenant : un gloubiboulga d’euphorie intense, de larmes de joie, des phases hystériques « je saute comme un cabri dans la rue, ne faites pas attention à moi », des phases de panique « oh mon dieu des gens sont en train de lire ce que j’ai écrit ! AAAAH », le tout entrecoupé de vaines tentatives de méditation (« reste zen, respire par le ventre, respi… HAAAA !!! »)… Bref, un maelström d’émotions.

Maintenant que je commence à toucher à nouveau terre donc, voici comment j’ai vécu cette sortie :

Les jours avant

Je ne dors plus. En fait, non, je dors, mais très mal, je fais des cauchemars psychédéliques à base de chroniques assassines et d’extraterrestres (Que viennent-ils foutre là ? Aucune idée, mais apparemment, ils m’en veulent personnellement et ils ont un blog littéraire). J’ai beau être en vacances, tranquille, à Bordeaux avec mon chéri, je galère un peu pour me détendre et en profiter. L’idée que dans quelques heures, je vais enfin pouvoir voir mon livre en vrai, est obsédante. Surtout que sur Instagram, il est déjà là. Les premiers exemplaires arrivent dans les boîtes aux lettres de blogueuses dont je suis religieusement les stories et les posts depuis que j’ai découvert bookstagram – bookstagram qui justifie à lui seul l’existence d’Instagram selon moi. Ces blogueuses donc, vont lire mon livre. Le commenter. Donc moi je suis comme ça :

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Sans mentir, j’étais dans un sacré état de stress, malgré les tentatives de mon cher et tendre de me changer les idées. Heureusement, l’avant-veille, alors que les premières chroniques commencent à tomber et que je rentre compulsivement le titre du livre dans Google dès que j’ai un moment de libre, je reçois un gentil email de mon éditrice qui me dit que tout va bien se passer. Et bah ça m’a fait un bien fou – Erell, si tu lis ces lignes, merci encore ! – j’arrive donc à décrocher un peu de mon portable, et je reporte mon attention sur mon chéri et la ville. Jusqu’au…

Jour de la sortie

Je me redresse dans mon lit à 8h tapantes, sur le pied de guerre. C’est con, à cette heure-là, les librairies ne sont pas ouvertes. Ok, alors je vérifie les sites de vente en ligne, HAAAAAAAA il est disponible ! Long, très long échange de sms avec la famille qui l’a déjà reçu par la poste.
Dès que l’heure est un peu moins matinale, on sort avec mon chéri et on ne prend même pas le temps de déjeuner : on file chez Mollat, la gigantesque librairie bordelaise paradisiaque dans laquelle j’aimerais m’aménager un nid… Sauf que…
Sauf qu’on est le 22 août. Vous savez, le gros jour de la rentrée littéraire. Donc chez Mollat, mon livre n’est nulle part en vue, il y a des caisses de bouquins de partout et les libraires courent dans tous les sens pour mettre en place les nouveautés. Même si j’avais discuté avec l’une d’elles le lundi, et qu’elle m’avait dit que je pouvais passer le mercredi pour voir mon livre en rayon, bah en les voyant aussi affairées, je n’ose pas les déranger. Donc on se dit avec le chéri qu’on repassera plus tard : on ne part qu’en fin d’après-midi pour la suite des vacances, on a encore un peu de temps. Sur le chemin du petit déjeuner, on va voir à la Fnac. Et rebelote ! En fait, la FNAC est tellement encombrée de ces casiers à livre verts qu’on a l’impression que le magasin déménage. Bon, sur le coup, je panique un peu : et si mon livre n’avait pas été reçu ? J’ai la brève vision d’un camion renversé sur la route, de l’essence qui se répand, des extraterrestres qui débarquent avec des allumettes. Boum. J’en tremble en mangeant la tartine pain nutella que je me force méchamment à avaler.
Bref, on mange, on attend un peu et on va refaire un tour des librairies. Re-Mollat, Re-FNAC, toujours pas de livre en vue. Les extraterrestres ont désormais attaqué le camion au lance-roquettes. Mon chéri voit que je panique un peu trop – je vous ai déjà parlé de ma nature de grosse bileuse ? – donc il m’entraîne au magasin Lego : on peut admirer la fameuse reproduction de Poudlard en vrai, wow, c’est trop beau, j’adore, je le veux… COMMENT ÇA ÇA COÛTE 450 EUROS ???!!!! Et je vous jure, là, c’en est trop pour mon petit coeur, entre le livre qui ne pointe toujours pas le bout de son nez et le château de Poudlard en Lego à 450 balles, je suis au bout de ma vie. Il me faut une bière.
En fait, on a dû faire trois fois le tour des librairies jusqu’à ce que dans l’après midi, alors qu’on doit bientôt quitter la ville, j’ose approcher la gentille libraire de chez Mollat que j’avais vu deux jours plus tôt, et que du bout des lèvres, après moult « excusez moi de vous déranger », j’ose lui demander si elle a mon livre. La libraire super sympa me reconnaît – ouf ! – et elle monte le chercher à l’étage. Elle revient avec une dizaine de caisses sur un chariot. Dans l’une d’elles, In Real Life : Déconnexion. Mon bébé. Mon bébéééééé. Je déverse un torrent de remerciements sur les gentilles libraires qui ont fait ma journée, et je prends la photo avec mon livre. Le sourire crispé restera quatre jours. (D’ailleurs, merci encore aux libraires de Mollat pour leur super accueil, promis, je reviendrai !).

Quand je ressors de chez Mollat, je suis dans une sorte de flou. Je ne réalise pas encore trop. J’ai acheté un livre. Mon livre. Un truc que j’ai écrit. Je marche dans la rue en pilote automatique avec mon sac… pardon, ma poche, dans la main. Nos pas nous reconduisent à la FNAC. C’est en arrivant devant le rayon jeunes adultes que ça me frappe. Je suis en tête de gondole et OH MON DIEU J’AI ECRIT TOUT ÇA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C’EST MOI QUI AI ECRIT TOUT ÇA !!!! HHHHAAAAAAAAA !!! C’est là que j’ai commencé à sauter un peu partout. Heureusement, le magasin était quasi vide et les libraires occupés à ranger les piles de livres, parce que je suis sûre que j’avais l’air un peu folle.

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Toujours le même sourire crispé

Je suis tellement contente que j’en achète un deuxième exemplaire pour le mettre dans une boîte à lire – parce que WHY NOT ?

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Un exemplaire signé, avec un petit message, qui attend d’être trouvé

Quand une heure plus tard, nous quittons Bordeaux pour la suite de nos vacances dans les vignobles, je suis toujours mentalement en train de voler. Ce rêve bleuuuuuuuuu… Je ne vais pas vous mentir, par la suite j’ai quand même ressenti de sacrées pointes de stress à chaque fois qu’une nouvelle critique était postée – grosse bileuse par nature, je l’ai déjà dit non ? – mais le reste du temps, j’étais globalement comme ça :

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Parce que c’est fou. Il y a un peu plus de deux ans, je passais ma journée devant des tableurs excel, je planifiais une carrière en supply chain et je m’énervais toute seule quand un camion ne partait pas. Jamais je n’aurais pu imaginer que ma vie puisse prendre un tel tournant, simplement parce que je me serais lancée dans un projet comme je m’en invente chaque année – coder une application mobile en 2015, réaliser moi-même une robe de soirée en 2013, courir un marathon en 2014… J’avais cette histoire en tête depuis des années. En fait, depuis les premiers jours où j’ai commencé à travailler, en 2011. Je me suis sérieusement lancée dans son écriture bien plus tard, pour ma petite soeur, un moyen de lui faire plaisir et surtout de me motiver à aller au bout du projet « roman » cette fois-ci. C’était censé être un livre pour elle, pour moi, pour mes proches. Bien sûr, dans mes rêves les plus fous, je voulais un jour être publiée, mais j’étais loin d’imaginer que ça allait arriver ! Que Milan accepterait mon manuscrit, ma trilogie, que des années plus tard, je me retrouverais devant une pile de livres avec mon nom dessus ! C’est complètement dingue, quoi ! D’où cette sensation de vivre un rêve un peu fou, le même type de rêve qu’on imagine quand on remplit une grille de loto : on sait que ça peut arriver, on espère que ça va arriver, on imagine ce qu’on ferait si ça arrivait, mais on est loin d’imaginer que ça puisse vraiment arriver. Donc voilà, c’est dingue.

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C’est dingue, et c’est le début d’une nouvelle aventure que je me réjouis de vivre avec les lecteurs qui voudront bien m’accompagner.

Des bisous !

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