Dans ma bulle, semaine du 26/10/20

Avec cette semaine du 26 octobre, j’entre dans mon huitième mois d’auto-confinement – quand on a une santé moisie, on a une santé moisie, et quand on est enceinte en plus, on fait triplement attention – et je souhaite donc à tous les nouveaux introvertis malgré eux de de bien supporter cette nouvelle période difficile qui s’annonce – et pour vous aider, je prépare donc un article sur toutes les activités qui m’ont pour l’instant … Mais en attendant :

Côté écriture

Cette semaine, on a continué à travailler sur la nouvelle mouture de Marie, mon dernier roman YA : après un lundi et mardi encore consacrés à la créations de plans et stratagèmes dans un fichier Excel – ce qui me fait penser qu’il faudrait que je vous parle de cette technique à un moment ou à un autre – j’ai continué la rédaction des nouveaux chapitres que j’avais prévu d’introduire dans la première partie. Je dois vous avouer que je suis de plus en plus contente de travailler sur ce livre, et je me surprends à me lever chaque matin avec enthousiasme à l’idée d’avancer dessus – malgré la fatigue et les huit fringales par jour que me déclenchent la grossesse. En réalité, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé lors de la rédaction du premier jet, j’en ai encore discuté avec mon agente cette semaine, et la seule explication que j’ai trouvé à mes hésitations, mes changements de plan incessants qui ont complètement fait déraillé l’histoire, c’est le fait que j’ai persisté à vouloir écrire avec un oeil droit qui avait triplé de volume, qui me faisait un mal de chien (imaginez une rage de dent dans votre cornée) et que je devais garder fermé en quasi-permanence (douleur, intolérance à la lumière, vision floue). Avec le recul, je me dis que je ne voyais littéralement pas clair, d’où cette trame modifiée cent fois en dépit du bon sens… tout ça pour revenir à mes plans originaux un an plus tard. Bref, je crois que la prochaine fois que je suis sérieusement malade comme ça, je ne me forcerai pas à écrire (dit la nana qui a continué à travailler avec les nausées de fou du premier trimestre ?? ).

En résumé : 5000 mots écrits et un plan terminé.

Les sources d’inspiration SF de cette semaine

  1. Comment valide-t-on l’intelligence artificielle qui pilotera les voitures autonomes ?
ADAS : Advanced driver assistance system

En résumé : il ne suffit pas de créer une intelligence artificielle pour piloter un véhicule, encore faut-il démontrer qu’elle est au moins aussi fiable qu’un humain… Or comment faire ça sans passer plusieurs centaines d’années à faire tourner des petites voitures sur un circuit ? Grâce à la simulation.

Le picth que ça m’a inspiré : 1er Novembre 2040. A Nantes, Hélène monte dans un taxi. A Strasbourg, Mathieu grimpe dans sa voiture. A Paris, Judith et ses amis partagent un Uber. Tous sont dans une Tiny, le dernier modèle de la marque Cenato. A 10h44, tous vont mourir dans une collision fatale qu’aurait dû éviter l’IA dernier cri pilotant la voiture…
Le commissaire Guillaume Tasseau, de la brigade de cybersécurité de la gendarmerie, est chargé de l’enquête. A priori, c’est un simple défaut de conception, rapidement identifié par le constructeur… Mais Tasseau ne se satisfait pas de cette explication, ne connaissant que trop bien la solidité des procédures de validation des IA… Et si les accidents du 1er Novembre n’étaient que le début ? Et si Tasseau avait mis, sans le vouloir, le doigt sur une gigantesque conspiration ?

2. Trois peaux artificielles pour des sens plus humains

Cette peau électronique, développée par des chercheurs de Caltech aux Etat-Unis, est alimentée par la sueur. Crédit : Caltech.

En résumé : dans cet article, techniques de l’ingénieur vous propose de découvrir trois innovations reproduisant électroniquement la peau humaine.

Le pitch que ça m’a inspiré : Lira-109 est un LIRA-dummy. Un LIRA-dummy est un robot dernier cri, équipé de peau artificielle afin de prévoir leplus grand nombre de blessures, douleurs et séquelles lors des accidents, conçu spécialement pour remplacer les mannequins des crash-tests… Lira-109 est censée être une IA simple dans un corps commandé par les humains sur lequel elle n’a aucun contrôle. Lira-109 n’est censée qu’analyser et envoyer des données sur la douleur que perçoivent ses capteurs. Lira-109 n’est pas censée souffrir… Et pourtant, Lira-109 sent tout. Mais comment communiquer aux équipes qui l’utilisent que, jour après jour, ils la torturent ?

Mon astuce écriture de la semaine

Se couper dans son élan

J’ai pris l’habitude de terminer mes sessions d’écriture au beau milieu d’un chapitre ou d’une scène, et la raison en est toute simple : quand je me remets au travail, je sais exactement ce que je dois écrire – j’ai souvent déjà les phrases en tête – et ça m’aide à me remettre bien dedans, au lieu de devoir « redémarrer » quelque chose. Voyez ça un peu comme freiner une voiture en pleine descente et la stopper à l’aide d’une cale : il suffit d’enlever le bloc de bois le lendemain pour qu’elle reparte vite et sans avoir besoin de trop faire chauffer le moteur. Si comme moi, vous êtes un vieux diesel, cette astuce peut vous servir !

Une recommendation lecture

Qui a peur de la mort ?, Nnedi Okorafor, Laurent Philibert-Caillat | Livre  de Poche

Je crois que pour l’instant, ce livre est mon coup de coeur de l’année 2020. Dans cette Afrique dystopique, empreinte de magie et ravagée par la guerre, Nnedi Okorafor nous invite à suivre Onyesonwu, enfant du viol, rejetée par son peuple et poursuivie par un esprit malfique, sur le chemin de la résilience et de l’émancipation.

C’est simple, je n’ai pas réussi à lâcher ce livre. J’ai été non seulement captivée par l’univers développé par Nnedi Okorafor, fascinée par cette plongée dans des folklores et des traditions qui m’étaient inconnues, et surtout j’ai été conquise par les personnages, à commencer par Onyesonwu, cette héroïne à la fois forte et profondément humaine, que j’ai eu énormément de mal à quitter. Pour moi c’est un futur classique, et je ne peux que vous en conseiller la lecture.

Une pensée, pour la route

Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous un de mes morceaux préférés « O solitude, my sweetest choice », la mise en musique par Purcell d’un poème français La Solitude de Marc-Antoine Girard de Saint-Amand, traduit par la poétesse Katherine Philips. Conseil d’écoute : le soir, quand la maison est calme, quand tout le monde est couché, quand vous avez, enfin, sept minutes à vous.
Prenez bien soin de vous et à la semaine prochaine !

2 réflexions sur “Dans ma bulle, semaine du 26/10/20

  1. Blablasaurhum dit :

    Toujours aussi bluffants, ces scénarios multiples et diversifiés que tu imagines !
    Je note aussi pour le bouquin, il a l’air bien chouette !
    Et sinon… félicitations pour cette jolie nouvelle :o)

    Aimé par 1 personne

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